Association


Logo-3.jpg

Avec nous

Partenaires






Logo-fondation-AirFrance-X.jpg




 Cercle d'Aide aux Enfants de Rue (Lomé - TOGO)


 Association Sportive des Minguettes


Boxing Beats d'Aubervilliers


Ecole de Boxe des Écrivains


 Racing Judo Club Havrais


 Centre Educatif Fermé de Saverne
 
Centre Social des Hameaux de Paul Bert


Centre Social Jules Guesde


 Centre Social Etincelles
 
Sport Événements


Centre Social La Croix des Oiseaux


Centre Social L'Espelido


Centre Social La Fenêtre
 

Centre Social des Rochelles


Débarquement Jeunes


Drop de Béton


Femmes Plus


J'ai un Rêve


La MJC de Cirey sur Vezouve


Ligue Provence - Alpes - Côte d'Azur de Judo


 
L'Ecrit du Coeur

 

Créée en 2003, l’association L’Ecrit du Cœur a pour vocation de fédérer des écrivains et responsables du monde de l’écrit autour d’actions de solidarité, en soutenant des associations reconnues pour leur compétence sur le terrain.

Publication de livres ou création d’événements, il s’agit d’engagements forts qui concrétisent les propos de l’écrivain Sony Labou-Tansi:

«J’écris (ou je crie) pour qu’il fasse homme en moi». L’association permet à des hommes et des femmes d’offrir ce qu’ils ont de meilleur au service de causes qui leur tiennent à cœur; ce par quoi, dans la cacophonie du monde, ils se font le mieux entendre : l’art d’écrire.

L’Ecrit du Cœur compte désormais un collectif de plus de soixante illustrateurs, gens de presse, écrivains de maisons d’édition, de culture, de sensibilités littéraires différentes, qui font sa richesse. L’association s’appuie sur des partenaires multiples en fonction des projets: maisons d’éditions, librairies, Maison des écrivains

Ses deux réalisations phares sont deux livres solidaires publiés aux éditions Gallimard Jeunesse, recueils de nouvelles intitulés «Bonnes Vacances !» au profit du Secours Populaire, et «De l'eau de-ci de-là» au bénéfice de l'association Solidarités.

:: contact :: lecritducoeur@aol.com


Bienvenue sur le blog de l'association, née d'une initiative citoyenne souhaitant favoriser le développement d'échanges entre jeunes défavorisés issus de différentes cultures ainsi qu'entre jeunes et adultes.

Plaquette de présentation

 

JDR1.jpgLorsque l’on parle à quelqu’un, soit par hasard et brièvement, soit dans une plus longue conversation, il n’est pas rare que l’on garde l’impression de n’avoir pas dit exactement ce que l’on voulait, d’avoir dit quelque chose d’inexact ou de maladroit, de n’avoir pas eu le temps de préciser, peut-être de n’avoir pas été bien compris ; et puis, le temps de l’échange passe et ne laisse aucune trace. Il y a de merveilleuses conversations, mais il faut une entente préalable et des conditions rares. Au contraire, écrire une lettre qui va s’en aller au loin trouver quelqu’un d’autre implique toute une série de découvertes. On veut raconter une petite chose innocente, banale, on ne trouve pas le mot, on attend, on cherche mieux, on trouve un mot qui, enfin, est bien ; ou parfois, la phrase s’embrouille, on comprend que ce n’est pas clair, on attend, on retouche, on améliore. Cet effort d’amélioration est si important ! Il couvre la joie du mot juste, de l’expression qui fixe ce que nous avons éprouvé, qui lui donne une existence même pour autrui et on découvre que le maniement de la langue, auquel écrire une lettre vous entraîne, est aussi une sorte de libération, en vous permettant de vous exprimer clairement et exactement. Mais en même temps je crois bien, d’après ma propre expérience, que souvent, en voulant écrire mieux ce que l’on a vu, ou admiré, ou ressenti, on le découvre soi-même avec plus de précisions ; on s’aperçoit, en hésitant sur le mot, de ce qu’exactement on voulait dire et la pensée s’éclaire, le souvenir s’illumine. En écrivant pour l’autre, en se donnant du mal pour être clair et être compris, on se comprend soi-même un peu mieux, ainsi que les expériences, mêmes innocentes, que l’on a voulu raconter. L’effort pour écrire vous enrichit. Et puis, la lettre une fois écrite, demeure encore à nous : nous pouvons attendre et ne la poster que demain, le cœur satisfait ; mais celle que nous recevons en réponse nous découvre à son tour quelqu’un d’autre, un lien qui s’est formé à travers la distance et qui peut durer, dont le témoignage subsiste. Qui de nous n’a pas à un moment de sa vie ou à plusieurs moments, ou toujours, conservé dans un porte feuille, ou un sac, ou une poche, une lettre qui n’était pas un événement, mais qui était un contact avec quelqu’un, un souvenir et une promesse : on la conservait comme si c’était presque par hasard, mais on y attachait secrètement un prix, comme à un lien avec quelqu’un et un lien dont on conserve la trace.

Car, s’il s’agit d’une lettre, il est évident que l’autre compte, c’est une correspondance, c’est un pont jeté ; quelquefois on ne trouve pas dans son entourage immédiat la personne à qui on voudrait dire ceci ou cela et on attend en vain un écho, une réponse : la lettre est écrite pour quelqu’un de précis et amènera une réponse de ce quelqu’un ; en écrivant pour quelqu’un on choisit autrement ses mots, on s’adresse à une personne qui est plus ou moins cultivée, âgée, étrangère, différente, et l’on se présente en quelque sorte pour établir une relation. Inversement, cette lettre, la lettre de réponse, est une nouvelle découverte, la découverte d’une personne, la possibilité de lier amitié par delà les différences d’âge, de sexe, de métier, de nationalité, de religion. Je disais qu’écrire une lettre enrichit la compréhension que l’on a de soi-même, mais combien elle enrichit la connaissance que nous avons des autres et du monde ! Rien que le cachet de la Poste, rien que les timbres et déjà nous sommes en liaison avec un autre monde, qui nous accueille ! Il y a eu un certain nombre de romans par lettres : l’amitié par lettres, elle, est une merveille quotidienne. Et cette merveille nous est ouverte à tous.

Je parle ici de lettres, je voudrais ajouter, puisqu’il m’est arrivé d’écrire des livres, qu’il en est un peu   de même avec tout ce qui est littérature. Que cela soit une grande joie de chercher le mot exact, de chercher à dire, à fixer ce que l’on a éprouvé est une évidence ; mais j’ajouterais que, même dans l’œuvre littéraire, qui est comme une grande lettre ne s’adressant à personne, il y a malgré tout des destinataires et il y  a parfois des réponses et il y a ce lien extraordinaire de découvrir chez d’autres de la sympathie, une similitude d’idées, un même élan.

Je vous écris ce soir, à vous qui dirigez « L’Elan Nouveau des Citoyens », parce que je sais que vous avez fondé cet échange de correspondances entre des jeunes et des adultes, entre un pays et un autre pays. Vous avez appelé ce projet « Fraternité, j’écris ton nom… » en souvenir de la phrase célèbre qui disait « J’écris ton nom Liberté ». Mais à chaque lettre que vous allez faire écrire à des jeunes ou à des adultes vous écrirez, je crois, les beaux noms d’ouverture aux autres, de solidarité, et tout simplement d’amitié.

Jacqueline de ROMILLY
de l’Académie française

Retour à l'accueil

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Contact - C.G.U. - Signaler un abus